Karen Joy Fowler – Nos années sauvages

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« Ceux qui me connaissent aujourd’hui seront surpris d’apprendre qu’enfant j’étais une vraie pipelette. »

Quel été peu productif (au niveau de mes lectures j’entends). Avant de vous parler du présent ouvrage, il faut revenir à la fin du mois de juillet. J’avais décidé de me lancer dans une nouvelle aventure, celle de lire la trilogie de Tolkien Le seigneur des anneaux. Oui parce que mon entourage m’a très vite fait comprendre que de n’avoir vu aucun des longs-métrages était assimilé au plus odieux des crimes. Mea culpa. Toutefois, n’étant pas une grande fan des longues heures passées devant un écran, j’ai préféré avoir recours à un moyen beaucoup plus plaisant pour moi, la lecture bien évidemment. Je disposais d’un bon mois d’emprunt avec les congés annuels de la médiathèque, ainsi je me suis saisie directement des trois volets. Un mois entier n’aura même pas eu raison du premier tome ! Ce n’est pas faute d’avoir été prévenue, même le bibliothécaire s’est senti obligé de me préciser que -je cite – « il faut s’accrocher, les 200 premières pages sont assez ennuyantes ». Ah ça pour être ennuyant c’est ennuyant, surtout pour un livre ne faisant que 400 pages… Mais allons bon, il m’en fallait bien plus pour me décourager ! C’est a priori ce que je pensais. Malheureusement j’ai vite déchanté, et j’ai laissé trainer l’affaire. J’ai ramené mes bouquins en n’ayant atteint que la 100ème page. Mais je refuse de voir ici un échec total. Un jour, je lirai ces romans cultes. Un jour.

« Le milieu de mon histoire se situe pendant l’hiver 1996. »

Ces quelques mots mis de côté, revenons à nos moutons. Dans les dernières semaines d’août, je suis partie en vacances chez des amis du côté de la Rochelle. J’avais alors déjà abandonné toute idée de finir le tome 1 du seigneur des anneaux, si bien que je ne l’avais même pas emporté avec moi. Seulement ces amis nous ont proposé de passer le week-end sur leur superbe catamaran, et nous ont donc vivement conseillé de prendre de quoi lire ou s’occuper. Je me suis alors rendue au supermarché du coin, impatiente de flâner dans le rayon littérature à la recherche de ma prochaine acquisition de vacances. Ah ! Les vacances, le meilleur moment pour revenir avec un bouquin. Ma recherche a très vite été écourtée quand je suis tombée sur CE roman. Je l’ai reconnu de par sa couverture, je ne connais pas le moins du monde l’auteure. Il faut dire que je connais, en somme, que très peu d’auteurs malheureusement.. J’ai reconnu cette couverture donc, car une blogueuse littéraire en avait déjà fait la présentation. Une présentation qui n’avait pu que me marquer : elle a décrit ce livre, tout simplement en parlant de tout, sauf de son contenu. Ce livre l’avait bouleversée, il n’en fallait pas plus pour attiser ma curiosité. A mon tour maintenant d’en toucher deux mots.

On ne peut pas raconter ce dont ce livre parle, c’est vrai. C’est l’histoire d’une famille, racontée par la benjamine, avec les épreuves auxquelles elle a dû faire face. J’attendais énormément de ce livre, qu’il me touche, qu’il me surprenne, qu’il me fasse pleurer. Je pense que le problème était justement que j’en attendais trop. Surprenant il l’est, mais je n’ai pas été aussi tourmentée que me le promettaient les critiques en quatrième de couverture. J’en suis pour partie responsable, j’ai voulu brûler les étapes et dévorer au plus vite ce roman si prometteur. Alors qu’au contraire, il faut lire chacune des phrases avec une lenteur certaine, pour en apprécier la juste valeur. Quelque part je m’en veux, car aujourd’hui c’est trop tard. La première lecture est forcément la plus surprenante, et je l’ai gâchée. Il m’est désormais impossible de recommencer ce livre avec l’état d’esprit de celle qui ne l’a jamais ouvert. Alors voici mon conseil : ne vous précipitez pas, prenez le temps de voir où l’auteure veut vous mener, vers quels sentiments et quelles réflexions.

Toutefois, je ne regrette pas mon achat. C’est un beau livre, c’est certain. Je me laisse le temps d’une relecture future, avec cette fois-ci, le souci de ne rien manquer à cause de précipitations.

« Ma soeur, Fern. Dans le monde entier, mon unique jeton rouge. Comme si je me regardais dans un miroir. »


• Ma note : 13/20 •

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