Fiona Neill – La vie secrète d’une mère indigne

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J’avais très exactement 6 minutes devant moi avant que la médiathèque ne ferme le jour où ma main s’est posée sur ce livre. Quand on ne sait pas du tout ce qu’on cherche, 6 minutes, c’est très court. C’est pourquoi je m’étais préparée à l’avance, en fixant mon inquisition sur : un auteur dont le nom débute par un « N » (je pensais que je n’en avais pas encore dans mon index du blog.. échec !) et une chicklit pour lire tranquillement en parallèle de Bukowski. Ce truc vert flashy n’a pu qu’attirer mon oeil.

« Sous la peau de chaque mère organisée se cache une épaisse couche de névroses »

L’histoire : « D’un côté, il y a ces mères exemplaires, celles qui préparent plusieurs gâteaux pour la kermesse de l’école, tiennent les stands de chamboule-tout, s’occupent de coudre les costumes du spectacle de fin d’année ; ces femmes toujours ponctuelles, pomponnées, et souriantes en prime ! Et puis de l’autre, il y a ces mamans débordées qui claquent la porte de chez elles en laissant les clés à l’intérieur, accompagnent leurs enfants à l’école en pyjama et oublient systématiquement leur goûter… Lucy appartient définitivement à cette deuxième catégorie. Pour ce qui est de l’organisation, c’est une vraie calamité ! Mais si elle fait tout de travers, c’est toujours avec sincérité.
Et malgré les loupés, elle se débrouille comme elle peut avec sa petite famille. Là où les choses se compliquent, c’est quand elle commence à lorgner sur un parent d’élève… super sexy, rencontré à la sortie des classes ! Mauvaise idée, Miss Catastrophe. Très très mauvaise idée ! »

Mon avis : Ma lecture a été plutôt longue, au delà du fait que le livre fasse 400 pages et que je lisais en parallèle autre chose. Je m’ennuyais pas mal et puis les petits passages comics et la fin sont venus rebooster mes impressions quelque peu.

Il faut savoir que la ChickLit correspond à ma valeur sûre, un genre dont je ne crie pas sur tous les toits que je l’adore mais c’est un fait… j’y retourne toujours. Toutefois, ce que je recherche avant tout, ce sont des histoires qui me fassent rêver, cucul et avec des paillettes ! Et ici, la vie de Lucy ressemble plutôt à celle de Lynette Scavo, vous voyez le genre ? Une véritable Desperate Housewive, débordée mais qui s’en sort toujours de façon plus ou moins digne et honorable D’autant plus que son mari s’appelle Tom. Partant de là, j’étais plus que sceptique vis-à-vis du bouquin entre mes mains.

Heureusement que le banal quotidien de Lucy n’a rien d’insipide pour un être normalement constitué. Elle a beau s’ennuyer, nous beaucoup moins quand on lit chacune des situations cocasses pour lesquelles elle a un certain don pour s’y fourrer. Il m’arrive ne serait-ce qu’un quart de son vécu, je me tire pour sûr à l’autre bout du monde avec changement d’identité oblige. Bref, j’ai ri et ça fait du bien entre les longueurs du début. Et puis, de fil en aiguille, on a très envie de savoir quelle sera la suite (si tant est que l’on peut considérer que début, il y ait eu) avec Père-au-foyer-sexy.

Ce que j’ai aimé relever : Les petits surnoms donnés aux parents d’élèves, j’adhère totalement. Je suis d’une médiocrité sans nom pour retenir les prénoms des protagonistes et bien souvent je m’emmêle les pinceaux. Là, c’était net et précis : chaque surnom correspond aux caractéristiques du personnage visé !

Je n’ai pas réussi à me souvenir de l’âge de Lucy. Il me semble qu’elle disait ne pas être loin de la trentaine ou l’avoir débutée. Dans tous les cas, je lui en donnais 50. L’auteur n’était pas franchement tendre avec le corps et le style vestimentaire de son perso principal.

Dernière chose et pas des moindres : quelqu’un peut me dire à quoi correspond « le sexe tantrique » ? C’est une formule à laquelle j’ai été confrontée à deux reprises (sans pour autant qu’elle ai été mise en pratique dans le livre), et même après des recherches convenables sur le net, je suis pas sûre d’avoir tout saisi… N’ayez pas peur et venez donc enrichir ma culture générale !

Quelques citations :

◊ Nous ne partageons plus le dentifrice et cela depuis une dispute sur la façon dont le tube doit être pressé.
◊ Le problème c’est que, même si c’est le sexe qui engendre les enfants, ce sont les enfants qui tuent le sexe.
◊ Les amitiés, comme les jardins, refleurissent parfois quand on les laisse à l’abandon quelque temps.
◊ Expliquer les sentiments retire tout le sel de la vie.
◊ Lorsque je me suis installé avec ma femme et que je l’ai vue se couper les ongles de pied et les manger, une partie de moi est morte.
◊ Leurs conversations d’ados se limitaient essentiellement à trois sujets : les filles, le sexe et comment réussir à combiner les deux.

•Ma note : 12/20•

2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Je me rappelle d’avoir bien ri à certains passages, mais ça reste très caricatural à mon avis. En tout cas, lecture sans prise de tête idéal pour se détendre.

    Aimé par 1 personne

    1. Tout à fait ça ! Les scènes finales sont un peu tirées par les cheveux, mais ça collait au ton humoristique donné haha

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