Isabel Allende – L’amant japonais

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Ce roman acheté par ma mère pour notre voyage à Cuba m’était totalement sorti de l’esprit. Puis, en retombant sur cette fabuleuse couverture dans notre bibliothèque, je me suis dit : et pourquoi pas ?

 

« Personne ne souhaite finir sa vie avec un passé banal. »

 

L’histoire : « Alma Belasco, à 80 ans passés, toujours belle et pleine d’allant, décide de quitter la vaste demeure familiale de Sea Cliff où elle a grandi afin de s’installer à Lark House, une résidence pour personnes âgées des environs de San Francisco.
Dans cette institution insolite où se croisent les personnes les plus fantasques, Alma se lie d’amitié avec Irina, une jeune infirmière moldave, qui cache derrière sa douceur et sa prévenance sans faille une blessure profonde et un passé qui continue de la hanter. Seth Belasco, le petit-fils d’Alma, tombe amoureux d’elle au premier regard et, au prétexte d’écrire une histoire de la famille, il rend de plus en plus souvent visite à sa grand-mère, qui se prête avec espièglerie au jeu des souvenirs.
Au fil des mois, face à cet amour naissant et contrarié de deux êtres qu’elle chérit, Alma commence à raconter l’histoire de sa vie : sa fuite de Pologne dans les années 1930, son installation chez son oncle et sa tante à Sea Cliff, sa profonde amitié avec son cousin Nathaniel et surtout son histoire d’amour avec Ichimei, le fils du jardinier et le compagnon des jeux de son enfance. »

 

Mon avis : Je ne vais pas vous mentir, j’ai eu du mal à être emportée par ce roman. Au début seulement ! Les cent premières pages me décevaient : j’en attendais beaucoup plus sur la relation intergénérationnelle liant Alma à Irina, j’attendais impatiemment le moment où serait enfin abordé le passé d’Irina. Fianement, l’amitié a été au rendez-vous, tout comme la vie d’Irina. Ces passages sont arrivés au moment où seule la vie d’Alma m’intéressait dorénavant (oui, je suis une girouette).

L’histoire d’Alma est belle dans sa tristesse, elle est une femme forte, qui malgré les drames a eu une vie et une chance que je lui envie : elle a été entourée, du début à la fin de sa vie. Par des gens exceptionnels, il faut que vous lisiez ce livre pour rencontrer à votre tour les Grands Belasco, Lenny, et j’en passe.

 

« Sais-tu ce qui apporte le plus grand secours dans le malheur, Irina ? La parole. »

 

Ce que j’ai aimé releverLes alternances passé-présent sont bien réalisées par l’auteur, on ne peut se tromper sur l’époque dont on fait la lecture. En revanche, à force d’en apprendre sur les moments de la vie d’Alma, j’avoue qu’un trouble était semé entre ce que le lecteur sait seul, et ce qu’Irina parvient à découvrir. Mais ce détail n’enlève rien à la beauté de ce roman, je vous le promets.

Les Belasco sont des hommes merveilleux, Isaac, comme Nathaniel, son fils. C’est pourquoi, je regrette que l’auteur ne nous ait pas permis d’entrevoir davantage la personnalité de Seth Belasco, ce jeune homme qui a le bon rôle pour être tout aussi extraordinaire, mais qui n’a pas été assez mis en avant.

 

Quelques citations :

◊ Il avait décroché son diplôme par obligation et exerçait le droit non par confiance dans le système judiciaire ou par amour de l’argent, mais parce que ses clients lui faisaient pitié.
◊ Les seuls vaccinés contre les ravages du désespoir étaient les enfants, qui circulaient en bandes, tout entiers voués à leurs petites blagues et à des aventures imaginaires qu’ils prenaient pour des vacances.
◊ Sur le conseil de compagnons plus avancés dans l’apprentissage de la déception, Ichimei ponctuait ses lettres de louanges des Américains et d’exclamations patriotiques, mais cette tactique lui donna bientôt la nausée.
◊ Il ne s’était jamais proposé de l’éduquer comme ses propres fils, mais seulement de la protéger, ce qui lui donnait la liberté de l’aimer.
◊ Les réserves du directeur à l’idée d’engager une personne souffrant du syndrome de Down s’étaient dissipées quand on lui avait précisé qu’il n’aurait pas à lui verser de salaire.

 


•Ma note : 16/20•

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