Ray Bradbury – Fahrenheit 451

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Je vous présente la lecture que j’ai eu le plaisir de partager avec Fanny du compte IG @nanaOups. Qui est aussi la personne qui m’a permis d’obtenir ce roman grâce à l’un de ses concours, qui dit mieux ? (Encore un grand merci si jamais tu passes par là ♥)

La quatrième de couverture : 451 degrés Fahrenheit représentent la température à laquelle un livre s’enflamme et se consume.
Dans cette société future où la lecture, source de questionnement et de réflexion, est considérée comme un acte antisocial, un corps spécial de pompiers est chargé de brûler tous les livres, dont la détention est interdite pour le bien collectif.
Montag, le pompier pyromane, se met pourtant à rêver d’un monde différent, qui ne bannirait pas la littérature et l’imaginaire au profit d’un bonheur immédiatement consommable. Il devient dès lors un dangereux criminel, impitoyablement poursuivi par une société qui désavoue son passé.

 

Savez-vous que les livres sentent la muscade ou je ne sais quelle épice exotique ?

 

Mon avis : A la base, je m’étais profondément convaincue que je n’appréciais pas la Science-Fiction. Puis un jour, j’ai voulu acheter Des fleurs pour Algernon sans me douter une seule seconde du genre littéraire que j’avais entre les mains. Et j’ai adoré. J’ai donc, depuis ce jour-là, pris deux bonnes résolutions : 1. Connaître la définition d’un genre littéraire avant de l’user à tort et à travers (non parce que SF ≠ Robots-qui-s’emparent-du-monde; trop restrictif) 2. Arrêter de me prétendre fermée à un quelconque genre, c’est de la discrimination gratuite.

Parenthèse fermée, revenons à nos moutons voulez-vous ? J’ai pas accroché à Fahreinheit 451. Allez, bonne journée ! … Je plaisante. Enfin, pas sur mon avis : j’ai vraiment eu du mal à me prendre à l’histoire et surtout à m’attacher aux personnages. Faut dire que l’intrigue avait tout pour réussir : cette histoire de livres à éradiquer comme étant le plus grand mal de la société, ça ne peut qu’attirer tous les lecteurs du monde. Le problème, c’est que ce livre m’a – pardonnez-moi l’expression – vendu trop de rêve. Même la préface de Jacques Chambon dans cette édition est fabuleuse. J’aurai peut-être finalement dû m’en tenir là.. Je (re)plaisante. Mon gros problème a notamment été de comparer plus souvent qu’à mon tour ce roman à 1984. Mea culpa. Et pourtant, la barre n’était pas forcément trop haute, dans la mesure où j’ai apprécié 1984 sans outre mesure à l’inverse de Fanny.

Cette chronique me paraît franchement délicate à mettre sur papier – ou plutôt sur écran, mais on n’est pas là pour chipoter. Car il s’agit de parler d’un roman qui ne m’a ni plu, ni déplu. Croyez-moi, ce n’est pas exercice aisé ! Je n’arrive pas à cerner quels sont exactement les points faibles qui ont pu miner ma lecture. Peut-être le fait que l’intégralité de l’intrigue se déroule sur 24 ou 48h ? ce qui rend difficile l’attachement aux personnages que j’ai trouvé plutôt creux (c’était sûrement l’intention de l’auteur à l’égard de l’entourage de Montag, mais pas de ce dernier). Peut-être aussi parce que je me suis sentie carrément inculte face à toutes les références littéraires qui m’étaient (et me sont toujours encore hein) inconnues.

Je me rattache au fait qu’il s’agit malgré tout là d’un classique, donc je suis contente de l’avoir lu. Et puis, surtout, il m’a bien sauvé dans les transports en commun quand j’ai eu honte de sortir ma seconde lecture, une ChickLit à la couverture criarde. Non parce que, faut bien avouer que ça donne toujours un air un peu plus brillant quoi (c’est pas moi qui l’dis, c’est la société qui veut ça #MauvaiseFoiTotale)

 

Ce que j’ai aimé relever : Je ne serai pas longue. Avis aux bilingues du coin : comment dit-on pompier en anglais ? Fireman (je me suis renseignée, le terme officiel est « firefighter » blablabla mais on s’en fout car nos amis British usent encore du premier terme, et que je préfère l’anglais britannique à l’américain, et qu’en plus c’est mon blog et que j’y fais encore ce que je veux). Je disais donc : Fireman. Soit « homme-feu ». Un mot qui prend davantage de sens dans ce récit, en tous cas, plus que notre banal « pompier ». Il peut être décelé une certaine ambiguïté dans « fireman ». L’homme que l’on connait tous, qui éteint le feu. Mais qu’est-ce qui l’empêcherait, dans son nom, d’être de ceux qui l’allument ? Ma réflexion personnelle stérile s’arrête là.

 

Quelques citations :

◊ Il portait son bonheur comme un masque, la jeune fille avait filé sur la pelouse en l’emportant et il n’était pas question d’aller frapper à sa porte pour le lui réclamer.
◊ Autrefois, les livres n’intéressaient que quelques personnes ici et là, un peu partout. Elles pouvaient se permettre d’être différentes. 
◊ Beatty assis là, transpirant légèrement, au milieu d’un essaim de phalènes noires foudroyées par un unique orage.
◊ C’est le bon côté de la mort; quand on a rien à perdre, on est prêt à courir tous les risques.

 

 


•Ma note : 10,5/20•

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