George Orwell – La ferme des animaux

 

L’ami qui m’avait déjà conseillé de lire 1984 avait également lu La Ferme des animaux. Avec bien plus de mérite que moi, puisqu’il avait opté pour la VO. Bref, encore une fois, je le remercie d’agrandir ma culture en classiques.

 

La quatrième de couverture : Un certain 21 juin eut lieu en Angleterre la révolte des animaux. Les cochons dirigent le nouveau régime. Snowball et Napoléon, cochons en chef, affichent un règlement : « Tout ce qui est sur deux jambes est un ennemi. Tout ce qui est sur quatre jambes ou possède des ailes est un ami. Aucun animal ne portera de vêtements. Aucun animal ne dormira dans un lit. Aucun animal ne boira d’alcool. Aucun animal ne tuera un autre animal. Tous les animaux sont égaux. »Le temps passe. La pluie efface les commandements. L’âne, un cynique, arrive encore à déchiffrer : « Tous les animaux sont égaux, mais (il semble que cela ait été rajouté) il y en a qui le sont plus que d’autres. »

 

Mon avis : J’ai entamé La Ferme des animaux en sachant que ce serait une satyre d’un gouvernement politique, mais je ne me souvenais plus de quel régime il était question exactement (oui, on partait de loin comme vous pouvez le constatez).

Il m’a pas fallu plus de deux lignes pour m’apercevoir qu’on était parti du côté de nos amis soviétiques. Que dis-je, nos camarades soviétiques ! Et j’ai su que j’étais gagnante, car l’URSS m’a toujours fascinée dès le secondaire. Je trouve que d’un point de vue historique et politique, c’est un régime bien plus complexe et intéressant à disséquer que les fascismes de la Seconde Guerre.

J’ai post-ité chacune des pages où je me suis intérieurement exclamé « Bah bien sûr, c’est typique d’un dictature ce genre de choses », puis quand mon poche a fini par ressembler à un mille-pattes hémiplégique*, je me suis rendue compte que ça ne présentait plus vraiment d’intérêt. Ce bouquin n’est rien d’autre qu’un manuel d’endoctrinement pour les nuls. Tout y est : un premier ennemi commun duquel il faut s’affranchir, la promesse d’égalité, un leader qui s’impose par la force, Trotsky qui se fait évincer, Staline qui… oups, lapsus. Enfin bon, vous m’avez comprise. Tout est si évident, mais tout est si bien exposé.

Je suis amusée de voir que le roman d’Orwell qui se veut implicite, mettant en place des animaux, et bien plus aisé à comprendre que celui où l’on retrouve des humains. Je veux bien évidemment parler de 1984. J’ai trouvé cette oeuvre bien plus complexe et par là même, fascinante. Je me rends compte en écrivant ces mots que j’ai davantage besoin de lecture qui me poussent au questionnement, plutôt que des récits qui, comme La Ferme des animaux, étalent ce qui fut. Après, il convient de remettre les choses dans leur contexte : je lis en 2018 ce qui a été écrit en 1945, donc clairement, à cette époque, j’aurai été bluffée par ce qu’Orwell avait plus que quiconque parfaitement entrevu. Seulement, nous sommes en 2018. Et 1984 a beau porter le titre du passé, j’ai souvent peur d’y voir un avenir plus ou moins proche.

Cette chronique dévie beaucoup trop de son objet principal, je vous l’accorde. Retenez pour le final qu’une chose : lisez La Ferme des animaux. Ce n’est pas parce que les dérives peuvent apparaître comme prévisibles qu’il ne faut plus s’alarmer d’une éventuelle répétition.

Je dirai même plus : lisez Orwell.

 

* pour ceux qui n’ont pas l’image, c’est celle d’un mille-pattes dont un seul côté est opérant. En fait, les pattes ce sont les post-it, et comme on peut post-iter que d’un côté du livre… bref c’est une image quoi !


•Ma note : 8/10•

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