Arto Paasilinna – Les mille et une gaffes de l’ange gardien Ariel Auvinen

 

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Voici donc mon dernier gain de concours qui tombe à pic : un auteur conseillé par mon prof de culture G et qui s’inscrit dans le mois du #WorldBookTourClub proposé par @Bookimia !

 

La quatrième de couverture : On l’ignore, mais chaque année, dans l’église de Kerimäki en Finlande, a lieu un séminaire de formation des anges gardiens. Cinq cents d’entre eux y sont réunis et, en moins d’une semaine, l’ange Gabriel et ses assistants ont la lourde tâche de leur apprendre à protéger un mortel et à le guider sur le droit chemin.
Parmi les célestes apprentis se trouve Ariel Auvinen, ange aussi zélé que maladroit. Après sa formation théorique, Ariel est passé aux exercices pratiques. Pas très concluant : après avoir guidé sa protégée, une vieille dame un peu bigote, vers le bar local où elle s’est consciencieusement saoulée, il s’est essayé aux acrobaties aériennes, mais avec des ailes de dix mètres d’envergure ce n’est pas gagné !
On lui confie toutefois un mortel : Aaro Korhonen, homme en tous points respectable et capable de s’occuper seul de ses affaires. Même un ange aussi maladroit qu’Ariel Auvinen ne parviendra sans doute pas à semer la pagaille dans sa vie, et encore moins à l’exposer aux tentations du démon. C’est du moins ce que croit l’ange Gabriel…

 

« Même pour les habitants du Savo, d’ordinaire débordants de sève, mourir à Kuopio est une expérience pénible »

 

Mon avis 

Drôle de bouquin ! Je ne pense pas que ce soit sensé être un roman d’aventures, mais c’est tout comme. On ne s’ennuie pas une seule seconde ! Chaque chapitre donne lieu à une situation plus rocambolesque que la précédente. On se dit que c’est trop gros, mais ça passe si bien.

Tout passe bien en fait. Même les quelques références douteuses à la femme, présentée comme la plus grande des emmerdeuses doublée d’une harpie. Toutefois, l’auteur n’en fait pas des sans-cervelle et ça j’apprécie. Au contraire, elles sont de sacrées calculatrices, pour le meilleur, comme pour le pire… « C’est vrai que tu es un peu vieux pour moi, je resterai sûrement veuve… mais au moins on n’aura pas besoin de divorcer, ça nous reviendra moins cher à tous les deux. […] Je te promets que quand je serai veuve je porterai ton deuil pendant deux ans avant de me remarier. Mais tu comprends bien que les enfants auront besoin d’un père, surtout après ta mort. » Je pense utile de vous préciser que les deux n’ont aucune relation amoureuse lorsque ladite Viivi expose son plan.

Ariel Auvinen, cet ancien prof de religion qui découvre une vie plus trépidante en tant qu’ange gardien que lorsqu’il était sur terre. Totalement enjoué à l’idée de devoir veiller sur son petit protégé, Aaro, il découvrira bien vite que même pour les êtres célestes, il existe d’un côté la théorie, de l’autre la pratique. Et la pratique est rarement concluante dans son cas… Quoique. Non là, je mens. Ariel arrive bien souvent au résultat escompté in fine. Néanmoins, au prix de moult dommages collatéraux, plus sinistres les uns que les autres. Enfin, sinistres sur le papier, car c’est tellement loufoque, que je me suis surprise à laisser échapper un « mais noooon » rieur en lisant qu’une mamie créole avait fini éjectée de l’avion en plein vol, pour s’écraser au beau milieu de l’océan et finir déchiquetée par des requins affamés. Rien que ça.

On finit par plaindre le mortel Aaro, qui n’a fichtrement rien demandé à personne, qui s’est très bien débrouillé seul jusqu’à ses 40 ans, et qui, en l’espace de quelques mois, subit pas loin de 2 incendies, un naufrages et 4 commotions cérébrales. Rien que ça bis.

Je ne suis pas sûre qu’il faille déceler un message intentionnel de l’auteur si ce n’est celui de vous pousser à une bonne tranche de poilade. Aucun sermon sur le Bien et le Mal, ou alors c’est que je suis complètement passée à côté, mais je ne m’en porte pas plus mal. Ah par contre, j’ai réussi à déceler un fil rouge. C’est le corbillard. Le corbillard est aux paysages scandinaves, ce que le Combi est à la Route 66. Il est un outils multifonction et j’ai trouvé ça carrément fun.

 

Un bon moment de lecture en somme, qui se lit plutôt vite (je ne suis d’ailleurs pas peu fière de l’avoir terminé le 31 décembre, et donc dans le respect de la deadline du challenge héhé)

 

Ce que j’ai aimé relever 

En Finlande, la haute saison pour les pompes funèbres, c’est fin juin pour la Fête de la Saint-Jean. Pour cause de noyades et bagarres alcoolisées. Je vous l’avais dit : fun.

Parait-il qu’au Danemark et en Suède, les corbillards sont dispensés de péage et de formalités douanières aux frontières. D’un côté, si on y réfléchit deux secondes, il n’y a rien de bien étonnant là-dedans : les corbillards ne doivent probablement représenter la plus grande entrée d’argent pour les péages, et concernant les frontières, vous n’allez tout de même pas demander les papiers d’un mort, si ? Par principe, étant mort, ses papiers ne valent plus rien juridiquement.

 

Quelques citations :

◊ Depuis le début de l’histoire de la chrétienté, il règne à ce sujet une terrible confusion. Comment les prêtres, les évêques et même les papes, malgré leurs études de théologie, ont-ils pu ne pas se rendre compte que, si les milliers d’anges avaient pour ailes des moignons aussi courts que le laissent penser les peintures religieuses et les saintes écritures, ces malheureux seraient bien incapables de voler. 

◊ C’est tant mieux qu’aucun trépassé n’ait eu à décéder deux fois. Même un mort ne serait pas sorti vivant d’un tel choc.

◊ Quand elle était petite, Viivi croyait que le mystérieux terme de « fente ardente » désignait les rais de lumière que laissaient filtrer les portes ou les fenêtres, malgré ce qu’en disaient certains garçons mal élevés, qui prétendaient que c’était ce que les femmes avaient entre les jambes. Pourquoi pas… après tout, l’homme y trouve aussi, dans la nuit, réconfort, lumière et chaleur. *

◊ Un Finlandais n’abandonne pas facilement. Rock, cul et vodka. 

 


•Ma note : 7,5/10•

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