Bilan de lecture 2018

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En regardant les stats de mon petit blog, j’ai pu apercevoir le passage de l’un d’entre vous, notamment sur mon Bilan de lecture 2017. Si par un heureux hasard, cette personne venait à passer par ici : premièrement, un grand merci pour ta venue. Et deuxièmement, merci car grâce à toi, je viens de me souvenir que j’avais effectivement fait un bilan littéraire l’an passé ! Comme ça m’a remotivée : c’est reparti !

 

Le Top de 2018

C’est pas franchement rempli, comme mon année littéraire pour tout vous avouer. Contrairement à l’an passé, il existe bien une hiérarchie entre ces deux lectures, sans l’ombre d’un doute.

 

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Robert Badinter – L’exécution

Pas de fiction ici, aucune censure : on vous livre-là un aspect de la société qui n’a rien de glorieux. Outre la peine de mort, qui est en elle-même une affreuse réalité dans certains pays encore, ce qui m’a le plus touchée reste la haine des hommes. Tout le monde veut se prendre pour Dieu, mais le réel problème, c’est quand la frontière entre le fantasme et la réalité ne cesse de s’amoindrir…

Ce récit est d’une écriture incroyable. Elle m’a marquée parce qu’aussi belle que simple. Au delà de la forme, le fond est remarquable. J’en veux pour preuve le nombre conséquent de citations que j’ai retranscrite dans ma chronique.

Il faut lire L’exécution pour une première entrée dans le système judiciaire, avec une procédure rendue abordable pour quiconque. Pour se faire une nouvelle idée plus conforme de la profession d’avocat qui m’a poussée à l’admiration. Pour ouvrir son esprit. Pour un million de raisons, il faut le lire.

 

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Vanessa Ronan – Rédemption

Pas aussi poignant que le précédent (faut dire que je ne vois pas trop de quelle manière comparer une fiction avec ce qui relève de la pure réalité). Pas aussi bouleversant que mes précédentes lectures romanesques du genre. Mais il demeure une excellente lecture marquante malgré tout. Je peux même vous affirmer avec certitude que je l’ai lu sur fond de Let it be des Beatles, ça ne s’invente pas !

Pour changer, on reste sur une trame « détenu tout fraîchement libéré qui doit se réadapter à la société », vraiment désolée pour ceux que ça peut lasser, mais ça n’est pas encore mon cas, mouhaha.

En rédigeant ce bilan, je m’aperçois que je n’ai plus lu depuis un certain temps de roman de ce genre. Je crois que je suis en manque. D’ailleurs pour compenser, j’achète plein de bouquins sur ce thème, mais sans les lire. Juste au cas où la crise deviendrait aiguë. Sans avoir ma bibliothèque sous les yeux, j’en ai déjà 4 qui me viennent en tête, dont 3 achetés en 2018.

 


 

Le Flop de 2018

Il y en a peu, mais c’est sans compter tous les livres « sans-plus » que j’ai pu lire. Car là, la liste aurait été trop longue je crois. Ici, il s’agit véritablement de livres qui m’ont déçue. Donc que j’en attendais quelque chose initialement. De ce fait, les notes sont pas forcément révélatrices : Franz Kafka – Le Procès a eu une note globale inférieure au roman de Sandrine Collette et pourtant j’en garde un souvenir moins mauvais.

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Christian Blanchard – Iboga

Là les gars, ça été la déception du siècle. Non pas que le roman soit mauvais hein (déjà parce que même si je le pensais effectivement, je ne le dirai pas) mais parce que il m’a définitivement manqué quelque chose. Pas un petit quelque chose, un quelque chose indispensable. Genre une raclette pour laquelle on a juste oublié d’acheter le fromage. Vous voyez mieux l’idée ? Oui ? Tant mieux, car je ne serai pas foutu de vous dire concrètement ce qu’était ce fameux quelque chose manquant.

Je réitère mes excuses précédentes, mais sachez que même dans me flop, vous retrouverez le thème de la prison, youpi ! La trame avait tout pour plaire pourtant : un jeune condamné à la peine capitale, qui bénéficiera de l’abolition de 1981. On ne découvre qu’au fur et à mesure quels ont été ses crimes, un bon point là encore pour moi. Le problème c’est que je ne me suis pas le moins du monde attachée à Jefferson, et cette histoire avec Max m’a semblé creuse et agaçante. De même que pour Iboga, que je vous laisse le soin de découvrir (je tiens à préciser que je suis l’une des rares à ne pas avoir apprécié le roman, donc il y a vraiment toutes les chances pour que vous l’appréciez !)

 

 

sandr.jpgSandrine Collette – Des noeuds d’acier

Histoire vraiment pas mal du tout, si vous êtes plutôt friand du thriller à huit-clos. J’ignore si c’est mon cas ou non, en tous cas, je sais que celui-ci, bah ça n’a pas fonctionné. Il m’a laissé une sensation étrange, j’avais hâte de le finir ce bouquin, pour m’en débarrasser, alors que le pauvre, il n’avait rien de véritablement gênant en soi.

Question de timing ou de feeling, j’en sais fichtre rien, toujours est-il que j’en garde pas un chouette souvenir. L’auteur est plutôt réputée dans son genre, j’ignore encore si je retenterai l’expérience. Sachant que j’ai une liste de livres que je veux lire longue comme le bras, et que je lis à une allure déplorable, le renouvellement de ladite expérience semble pas mal compromis.

 

 

 


Les bonnes surprises de 2018

J’aime particulièrement cette catégorie-là. Je me demande si j’étais auteure, si je ne préférerais pas trouver mon bouquin ici plutôt que dans les tops. L’effet de surprise, c’est toujours bien, et c’est pas moi qui vais vous l’apprendre en cette période de Noël, n’est-ce pas ? Ici, l’effet de surprise relève avant tout des genres littéraires desquels je n’étais pas une habituée !

 

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Virginie Despentes – King Kong théorie

L’essai. Clairement, j’en relirai (je peux d’ores et déjà mettre ma phrase au présent simple : je lis Comme une roman de Daniel Pennac, et je m’en délecte).

Cette lecture avait été les montagnes russes pour moi : un début méfiant, qui bascule rapidement sur un « ah mais ouais c’est trop ça », puis un léger frein face à une petite poussée de haine et d’accusation de la part de l’auteure qui ne m’a rien apporté, enfin, une belle conclusion sur mon rapport au féminisme, si je puis dire ça ainsi.

Je pense définitivement que cet essai a été une réussite pour moi. Il y avait ce que je cherchai sans le savoir : des faits évidents, des révélations, et des choses qui me dérangent. On se forge ainsi, c’est certain.

Ce n’est pas un simple pamphlet sur le féminisme. C’est un essai oui. Despentes essaie de présenter une vision de la femme, de l’homme et de la société dans le temps. Donc, que vous soyez femme, homme, société, vous êtes un public concerné. Et je dirai même plus : femme/homme, cette binarité, l’auteure vous la flingue en deux temps trois mouvements, et c’est plutôt plaisant. Alors qui que vous soyez, qui que vous sentiez, lisez-le. Elle est marrante, on a l’impression d’avoir une discussion spontanée et néanmoins sérieuse avec une bonne copine, sur la terrasse à 3h du mat’.

 

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Edmond Rostand – Cyrano de Bergerac

Je ne me souviens pas de la dernière fois où j’ai lu une pièce de théâtre (en intégralité). Pour sûr, ce devait être sous la contrainte, dans le cadre de l’école. Pourtant, j’aime bien le théâtre, c’est vivant.

En entamant Cyrano, j’avais tout de même une légère crainte : le style en vers. Et pour cause : je déteste la poésie (oui, je ne prends plus aucune pincettes pour le dire). Bonne nouvelle ! Ce ne sont pas les vers qui me dérangent, mais juste la poésie. Donc la poésie en prose : non ; le théâtre en vers : oui. Et doublement oui, le vers a son charme. D’autant plus dans la bouche de ce cher Cyrano. J’ai eu un petit coup de coeur pour ce grand homme, je l’avoue. Il n’aurait dû y avoir que lui dans cette pièce tiens. Pas la peine de personnages superflus, du genre Roxane. Elle m’a horripilée la petite.

Je ne reviens peut-être pas sur l’histoire de ce classique, ou alors à coup de hashtag à la limite : #nez #beautésuperficielle #nez #beautéintérieure #nez #usurpation #nez #loveloveCyrano.

 

 

C’était court, en effet. A l’image de cette année en somme : très peu de lectures. Par cette rétrospective, je me rends compte de plusieurs choses. Je me suis mise en tête de lire des classiques. C’est une très bonne chose, que je ne regrette pas et que je compte surtout poursuivre en 2019. En revanche, je dois bien avouer ressentir des formes de carences. Outre celles déjà évoquées et relatives au thème carcéral, j’ai fait tomber en désuétude une petite manie que j’avais, et qui m’apparaît seulement aujourd’hui comme étant bien plaisante. N’est-ce pas lorsque l’on est privé de quelque chose qu’on se rend compte de sa valeur ? Cette petite manie, c’est mon petit tour dans la médiathèque pour tomber par pur hasard sur un roman inconnu au bataillon. Et me laisser transportée. Il me faudra sûrement en faire une résolution de 2019…

Malgré des études très prenantes pour l’année à venir, je souhaite de tout mon coeur perdurer mes lectures, ce blog, instagram, bref mes échanges toujours plus nombreux avec chacun d’entre vous. Que 2019 soit des plus lumineuses pour tous 

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