Rafael Menjivar Ochoa – Ma voix est un mensonge

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150 pages lues en 6 jours, au regard de ma cadence actuelle, c’est une bonne chose. Heureusement qu’on tombe sur une année bissextile, autrement, j’aurai terminé ma lecture hors challenge du #VarionsLesEditions qui met à l’honneur Quidam Editeurs !

 

La quatrième de couverture

Après une carrière dans le feuilleton radiophonique, un comédien se retrouve au chômage. Il est approché par des services spéciaux de la police. Contre une somme importante, on lui demande de reconstituer, à partir de quelques documents, la voix d’un prisonnier politique mort sous la torture et d’endosser le rôle de celui-ci dans une fausse conférence de presse justifiant un meurtre politique…

Avec cette mise en scène de la dialectique de la vertu et de la corruption dans trois secteurs d’activité interconnectés —police, politique et journalisme —, Rafael Menjívar Ochoa donne à voir, de l’intérieur, un monde désabusé, cynique, où tous les acteurs, manipulés ou manipulateurs, jouent une pièce dont ils ignorent ce qu’elle signifie.

 

« _ Reviens en septembre, dit le Chauve en fouillant dans le tiroir de son bureau. Je te promets un bon rôle. »

 

 

Mon avis

De nombreuses raisons s’affichaient comme des pancartes me disant « RECULE », et pourtant, de tous les bouquins de Quidam que me proposait ma médiathèque, j’ai quand même choisi celui-ci. Pour info, mon signe astro c’est scorpion, donc ne cherchons pas plus loin l’origine de mon entêtement. Ce qui aurait dû me faire renoncer à cette lecture : de 1 → il s’agit d’un premier tome de trilogie. Bon, heureusement pour moi, ça ne finit pas en cliffhanger (ou peut-être que si ? j’ai tellement peu compris ce bouquin que j’ai comme un doute là…), donc je peux tranquillement et sans regret, me dispenser de lire les deux autres tomes. De 2 → c’est un policier. Enfin je crois (c’est à se demander si j’ai vraiment le livre en fait). C’est un genre que j’affectionne de moins en moins, et je le savais pertinemment au moment d’effectuer mon choix de lecture. Et de 3 → c’est de la littérature d’Amérique Latine, c’est pas mon fort et je me perds toujours dans les prénoms, je suis fatigante.

Cette petite intro passée, venons-en aux choses sérieuses : j’ai pas non plus détesté ce roman, vraiment pas. Ca se lit très facilement, et ça semblait original dans le principe. Mais c’était trop court, ça manquait d’aboutissement, et je suis pas certaine d’avoir tout bien compris de ce fait. Je pense que je suis juste déçue, parce qu’ENCORE UNE FOIS, la quatrième de couverture promettait monts et merveilles. De la manipulation de voix par la police, (police mexicaine qui plus est, ça fait forcément plus badass), donc ça sentait la bonne corruption qui vous révolte ! Ma révolte n’est jamais née, j’en suis la première désolée.

Pour conclure, je vous renvoie à la première citation qui suit. C’est lu ? Vous n’avez pas compris le sens mais vous aimez bien le style ? Alors vous avez capté mon ressenti global du roman !

 

 

Quelques citations 

◊ Nous fîmes l’amour violemment. Nous n’avions pas le choix. Chaque mouvement était comme scier le ventre de Dieu ou cracher au visage d’une vieille aveugle.

◊ J’irais, c’était certain. Je n’avais d’autre alternative, et ne pas en avoir était une bonne consolation pour la conscience.

◊ Transpirer est une manière de pleurer comme une autre.

◊ Il faisait froid. « Mais vous ne savez pas ce qu’est le froid », m’avait dit le chef. Après la fusillade, j’avais compris ce qu’il voulait dire. Le froid, c’est marcher dans une rue vide sans échappatoire possible.

◊ A l’intérieur de mon corps, quelque part dans les intestins, je souris.

 


•Plaisir de lecture : 5/10•

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