Nat Luurtsema – Moi et les Aquaboys

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Après le polar, du jeunesse, on pourrait presque soupçonner que mon blog a été piraté. J’ai encore une fois été victime de la couverture de ce roman numérique proposé par ma médiathèque.

 

La quatrième de couverture

L’avenir de Lou Brown, quinze ans, est tout tracé. Elle suit depuis toute petite un entraînement de natation intensif, avec sa meilleure amie, Hannah. Et ce quatre cents mètres quatre nages va leur permettre de se qualifier pour les Jeux olympiques. Mais Lou rate sa course tandis que Hannah, elle, est sélectionnée. Lou fait sa première rentrée seule dans un lycée où elle ne connaît personne. L’adolescente trop grande, gauche et timide hors de l’eau affronte sa nouvelle vie avec autant de courage que d’humour. Un jour, elle retourne à la piscine. Trois garçons du lycée lui proposent un défi complètement fou…

 

 

« Ça pourrait sembler bizarre de se retrouver à moitié nue devant tant de gens, mais en fait, non. Je fais claquer les bretelles de mon maillot pour me porter chance, une fois à droite, deux fois à gauche. »

 

 

Mon avis

Je ne sais pas ce que je pense véritablement des romans jeunesse. Gamine, quand j’accompagnais ma mère à notre bibliothèque municipale, je rêvais de pouvoir à mon tour emprunter dans la partie réservée aux plus grands, avec tous ces romans aux couleurs neutres. Maintenant que c’est possible, vlà t’y pas que je retourne de moi-même vers le jeunesse aux couvertures bariolées ! Cependant, avec mon recul actuel, je décèle que ces lecture pour plus jeunes traitent bien souvent, sans trop le dévoiler, des sujets importants. Ici par exemple, la pression des entraînements, la maladie, ou encore le chômage. Alors je finis par me dire que c’est bien, et même important que des auteurs et des autrices prennent le temps de s’adresser subtilement aux plus jeunes.

Bien évidemment, ce que j’aime encore plus dans ces lectures, et ce dont j’ai surtout envie en ces temps si particulier, c’est une forme de divertissement par l’humour. Et je dois avouer que notre petite nageuse Louise Brown n’a pas failli à sa mission ! Malgré ses difficultés sociales lors de sa première rentrée au lycée, elle fait preuve d’auto-dérision dont peu de gens peuvent se vanter. Non parce que faut bien dire qu’il lui arrive vraiment que des merdes. L’avantage reste qu’elle vit au sein d’un foyer, on ne peut plus particulier (le père divorcé qui se retrouve au chômage, devient le colocataire de son ex-épouse et retourne donc dans la maison familiale), mais qui se révèle être un véritable pilier pour elle. Un père un peu fou, une mère tête en l’air, et une sœur populaire qui veille en secret sur la petite Lou. C’est mignon tout plein, et on en redemande.

[En rédigeant cet article, je me suis aperçue qu’il existe une suite aux aventures adolescentes de Lou ! Uniquement en anglais. Go pour une lecture VO ? Non, ça veut juste dire qu’on aura tout le loisir de retrouver notre joyeuse petite bande dans quelques temps, en VF).

 

Ce que j’ai aimé relever

Elle campait dans le fond du jardin de sa meilleure (à demi-aventurières donc). Je faisais la même chose, c’était notre rituel annuel et estival. Je vous promets que si demain, elle m’invite à le refaire (enfin, après le confinement j’entends), j’accepte immédiatement.

Le SFC ou plus précisément syndrome de fatigue chronique, vous connaissiez ? Moi non, et ça m’a l’air assez terrible cette affaire encore.

 

Quelques citations

◊ La nature s’est chargée de ce chef-d’oeuvre et un an plus tard, avec les mêmes ingrédients de base, m’a faite, moi. C’est stupéfiant. Heureusement que mes parents n’ont pas fait de troisième enfant, il aurait sans doute eu un genou à la place du visage. 

◊ Je suis au rayon sport. Il ne fait qu’une étagère, mais j’y découvre un vieux livre tout abîmé intitulé La Natation pour les femmes et les infirmes. Génial. 

◊ J’adresse un faible sourire à ces gens et, enfin, papa nous sauve la mise. Il prend maman et Lavande par le bras et conduit sa famille de demeurés jusqu’à la travée, dispensant à la ronde de grands sourires charmeurs, face aux visages fermés de la famille du défunt. Je leur emboîte le pas en m’efforçant de donner l’impression que je ne suis que leur assistance sociale. 

◊ Je me sens toujours hilarante en mon for intérieur, mais le message ne semble pas passer. 

◊ _ Comment vont tes parents ?  _ Bien. Je crois que je vais les garder.

◊ Même ma boîte à chaussure remplie de billets de vingt livres me rend nostalgique. Je ne suis pas sûre que j’aurai un jour le cœur de les dépenser. Ma sœur me propose de s’en charger si le lien émotionnel est trop fort pour moi. 

◊ Les gens de ce lycée sont pire que tout : soit ils t’ignorent, soit ils te dévisagent. « Découvrez le sens de la nuance, bande de moules ! »

J’ai quinze ans, et dans ce genre de situation, j’ai envie de dire : « Désolée, je suis encore une enfant, alors je vais aller regarde les Simpson au lit en trempant des cookies dans un verre de lait. Je peux vous laisser régler ce problème entre adultes ? »

 


•Plaisir de lecture : 7/10•

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