Thierry Brun – Origine Paradis

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Ca faisait longtemps que je n’avais pas remporté une Masse Critique Babelio ! Alors je n’étais que joie pour ce roman, dont la 4e me bottait vraiment. J’étais confiante, pour plusieurs raisons (franchement stupides, vous allez vous en rendre compte par vous-même plus bas), et surtout en raison de jolis souvenirs lointains de précédentes lectures dans ce cadre (c.f. ici et ici). Sauf que ça a fini plutôt comme ici

La quatrième de couverture

Orphelin, Thomas grandit entre un internat à la discipline étouffante et l’appartement d’une tante mutique. Une fois adulte, croyant tourner le dos à son milieu d’origine et à la vie qui lui était destinée et après quelques errances, il se voit embauché par une entreprise dénommée France réelle. En plus de sa proximité avec l’extrême droite, celle-ci s’avère bien plus liée que prévu à ce milieu dont il croyait se libérer.

« J’ai dix ans. C’est un dimanche, tôt le matin, l’été, et il fait beau. »

Mon avis

C’est en notant l’incipit que je me souviens que le bouquin est écrit à la première personne. Ca veut dire que le narrateur, soit le personnage principal, n’a suscité AUCUN attachement de ma part. Non parce que, je dis « je me souviens », mais faut quand même savoir que le livre, je viens de le terminer à l’instant. Ma chronique, comme toujours, je l’écris à chaud. Je vous laisse en tirer les conclusions qu’il se doit.

Les conclusions qu’il faut en tirer (je préfère quand même vous les donner, autrement je sers plus à rien moi, et 4 lignes d’avis, c’est moyen, même pour un bouquin qui m’a pas transportée. Et puis, faut bien dire ce qui : j’ai pas confiance en votre sens de la déduction, voilà). Les conclusions disais-je : en toute honnêteté, c’était pas affreux. J’ai durement introduit mon propos et je suis prête à parier que, en effet, vos conclusions étaient pas tout à fait exact. Parce que ce roman avait un potentiel réel à mes yeux. Déjà, je souligne dès maintenant une chose : l’objet-livre des éditions Hors d’atteinte sont très plaisant. Franchement, j’étais encore plus emballée une fois l’engin en mains. 

Pour continuer dans les bons côtés, je me suis également attardée sur le titre. Origine Paradis. Fooooorcément, j’ai fais le rapprochement avec un certain Nino Paradis, aka l’élu de mon coeur pour l’année 2020. Et je crois qu’on a fait el tour du positif là. C’était non seulement court, mais surtout, clairement des arguments bidons. Je veux dire, c’est pas ça qui fait un bon roman. Voyons désormais pourquoi ça n’a pas été un si bon roman que ça pour moi.

J’a trouvé l’histoire, les personnages, tout en fait, hyper creux, vaporeux. Adjectifs mal combinés, puisque un cratère duquel sort de la vapeur, ça fait un peu source chude ou volcan, et on est alors aux antipodes de l’idée que j’essaie d’exprimer. En gros, je trouve ce livre totalement passif. Pire que ça, il met son lecteur dans un état de passivité. Un lecteur-spectateur, c’est sensé être le principe même de la fiction : on est là pour être diverti en priorité. Sauf que là, le divertissement a fait un flop. On est spectateur de fumée. A la fois, une fumée-vent : on a l’impression que rien ne se passe, et à la fois, une fumée-brouillard : le peu qu’il y avait à comprendre de l’histoire, je suis pas sûre de l’avoir tout à fait saisi. 

En ayant dans les mains l’histoire du passé inconnu de Thomas, on a pas de présent. Il n’a même pas de réel qupete notre garçon : il va inlassablement répéter 600 fois la même question à sa tante qui l’a élevé après le suicide de ses parents, mais la requête plus large que ça tu meurs : « je veux savoir racontez-moi ». Donne-nous des détails l’ami, moi aussi j’aimerai bien savoir ce que tu cherches à savoir quand tu dis « je veux savoir ». 

En plus de ça, difficile de se raccrocher aux personages. Ils sont peu nombreux, mais là encore, j’ai eu un mal fou à comprendre leur utilité dans le roman. Ils apparaissent à certains moments, ils font des trucs absolument pas déterminants, disent des choses jamais pertinentes et toujours à demi-mot… Mais bon, le sous-entendu, ça fonctionne si la personne en face est préalablement au courant de ce qui est sous-entendu. Ce qui n’était pas mon cas. Ni celui de Thomas dans 95% des cas j’avais l’impression. 

Et je vais m’arrêter ici, car je ne vois pas autre chose à dire. Lâché un petit « Tant pis », sorti de nulle part peut-être, pour coller au style d’écriture de l’auteur (pour lequel je n’ai aucun reproche à faire quant à la forme de l’écriture. Juste le fond. La substance même de l’histoire. Car, certes, l’histoire ne fait pas tout dans un roman, mais elle n’en reste pas moins indispensable).


•Plaisir de lecture : 5/10•

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