Jane Austen – Persuasion

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Quel bonheur de retrouver ma petite Jane et sa plume ironique. Et le coup de crayon de Margaux Motin pour sublimer le tout… Pas étonnant que je lise ça en Novembre, faut bien rattraper le coup de ce mois si… particulier (pas de discrimination contre les mois de l’année ici. Excepté un favoritisme avéré envers Octobre, qui a permis cette merveilleuse chanson, et, accessoirement, mon mois d’anniversaire).

La quatrième de couverture

Depuis quand une jeune fille a-t-elle besoin qu’on lui dicte sa conduite ? Si elle s’est laissé persuader trop jeune de rompre ses fiançailles, Anne Eliott n’est plus dupe. Et lorsque son ancien amant réapparaît, auréolé de gloire, l’heure n’est pas à l’indécision. Pour Anne, il est temps de faire fi des convenances et de la vanité de son entourage !

« Sir Walter Elliot, de Kellynch-Hall, dans le comté de Somerset, n’avait jamais pris en main un livre pour son propre divertissement, si ce n’est le livre des baronnets. »

Mon avis

Mon manque de culture littéraire ne me fait jamais plus plaisir que lorsque je lis mes Jane Austen. J’entretiens ces lacunes, au point de refuser de lire les quatrièmes de couverture, pour être la seule lectrice qui débute son roman sans savoir avec qui l’héroïne va finir à la fin du bouquin. J’aurais aimé que ce soit le cas pour Persuasion également, sauf que quand j’ai lu les lettres W-E-N-T-W-O-R-T-H, j’ai eu un flash, d’une RomCom que j’avais lue et qui reprenait ce nom dans un clin d’oeil à divers romans de Jane Austen. Vous savez le pire ? C’est que cette RomCom était vraiment pas ouf en plus.

Finalement, c’est pas bien grave, puisque ce qu’il y a de plus plaisant, ce sont toujours les mêmes choses : les petits tacles de Jane, et les échanges de regards et de non-dits qui font naître les romances austiniennes. Tout y était et je valide encore une fois. Oh ! Et j’en oubliais le plus important : le bon vieux fog dans lequel je nage dans les premières pages/chapitres. Je crois que c’est un trait de ma personnalité, plus que le fait de Jane Austen (bien qu’il y’ait beaucoup trop de noms, liens familiaux, pour me perdre et que je fais toujours des arbres généalogiques en la lisant). Le début d’un livre me marque rarement. Des fois, quand j’ai vraiment aimé un roman, il m’arrive d’y retourner, pour faire durer le plaisir, mais surtout pour vérifier que je n’étais pas passée à côté du moindre détail.

Quelques citations

◊ La vérité de cette pathétique histoire était que les Musgrove avaient eu le malheur d’avoir un fils mauvais sujet et la chance de le perdre avant qu’il eût atteint sa vingtième année. 

◊ Très bien, dit Elizabeth : faites-lui mes compliments ; c’est tout ce que j’ai à lui dire. Rendez-lui aussi cet ennuyeux livre qu’elle a voulu me prêter. Vous ferez comme si je l’avais lu. Je ne puis pourtant pas m’ennuyer à lire tous les poèmes ou tous les écrits qui paraissent. Lady Russell est insupportable avec ses nouvelles publications. Je l’ai trouvée horriblement mise hier soir ; mais il n’est pas nécessaire que vous le lui disiez. Je croyais qu’elle avait un peu de goût, et j’ai eu honte d’elle. Un air officiel et apprêté. Et elle se tient si raide ! Faites-lui mes meilleurs compliments, cela va sans dire.

◊ Oui, s’il vous plaît, ne prenons pas pour arbitres les livres. Les hommes, en écrivant l’histoire, ont eu sur nous tous les avantages ; ils ont plus d’instruction, et la plume est dans leurs mains. Je n’admets pas que les livres prouvent quelque chose.


•Plaisir de lecture : 8/10•

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