Susin Nielsen – On est tous faits de molécules

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Je frôle l’overdose de romans jeunesse, mais figurez-vous qu’entre temps, j’ai lu deux  romans adultes, c’est juste que ça coince, je n’arrive pas à les chroniquer. J’espère que ça ne va pas me durer, ce serait un peu embêtant cette histoire.

La quatrième de couverture

Stewart, treize ans, carrément «nerd» sur les bords, a perdu sa mère deux ans auparavant. Son père ayant entrepris de refaire sa vie, voilà qu’ils emménagent avec une femme et sa fille, véritable star de son collège, qui prend tout de suite son nouveau «frère» en grippe. «Heureusement», ils ne se croisent qu’à la maison. Mais lorsque Ashley, si soucieuse des apparences, découvre que son père (désormais installé dans le cabanon du jardin !) est devenu homosexuel, c’est plus qu’elle ne peut en supporter. 
Comment elle, qui avait tout pour plaire, pourra-t-elle désormais affronter le regard des autres ? Entre Stewart, le sensible maladroit qui sait tout, et Ashley, la teigne superficielle, la guerre est-elle déclarée pour toujours ? 

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« J’ai toujours voulu avoir une sœur. Un frère, pas tant que ça. J’aime la symétrie, et il me semblait qu’une sœur nous permettrait de constituer le quadrilatère parfait, ou « carré familial », avec les chromosomes X formant deux côtés, et les Y les deux autres.

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Mon avis

J’ai découvert l’autrice sur un compte bookstagram qui en disait le plus grand bien, et en m’y penchant dessus, je me suis rendue compte qu’on était sur le genre d’histoires jeunesse qui me botte, celui qui fait passer des messages pour tous. Avec ce roman-ci, j’ai ouvertement choisi le thème du message, pour que celui-ci colle avec #JuinDesFiertés. On pourrait immédiatement penser à un roman qui met en scène les premiers émois de collégiens LGBTQ+, mais le thème m’a semblée ici plus original car plus délicat à manier : l’homophobie.

Je dois avouer que le livre m’a pas autant transcendée comme d’autres romans jeunesse ont pu le faire avant lui, il n’empêche que je l’ai trouvé très réaliste. Surtout concernant Ashley. Cette petite peste d’Ashley, un des deux personnages principaux, avec Stewart, son nouveau demi-frère. Ils sont aux antipodes : autant j’avais envie de faire des câlins à longueur de pages à ce dernier, autant la première me sortait par les yeux. Et c’était bien évidemment voulu. Et c’est bien souvent le personnage qui part de loin, qu’on voit le plus évoluer et celui pour lequel on s’attache finalement davantage. Pas avec Ashley. Elle évolue, Dieu merci, autrement elle serait le personnage exécrable du début à la fin. Mais elle évolue de manière très réaliste, y’a donc du mieux, mais on est loin du compte. Et on le sera sûrement à vie, car une jeune fille superficielle et nombriliste a beau revoir la hiérarchie de ses valeurs, j’ai du mal à croire qu’elle puisse s’assoir définitivement sur son égocentrisme. Et ça m’a énormément plu que pour chaque amélioration faite par Ashley envers son entourage, on conserve une part d’elle qui continue de vivre en fonction du regard des autres. Ca va vous donner envie de la secouer plus d’une fois, croyez-moi.

En revanche, Stewart, notre petit surdoué qui a quatre longueurs d’avance en terme de maturité et de bienveillance à côté d’Ashley, on aurait pu le laisser ici, dans son beau rôle. Et bien, là aussi, l’autrice sait y faire, car moi, j’ai senti son évolution. Elle est légère, mais elle est réelle, elle se ressent sans être flagrante. Et j’ai beaucoup apprécié cette subtilité.

Tout ceci sont de belles éloges, et pourtant cette lecture, comme dit plus haut, n’a pas été révolutionnaire à mes yeux. Peut-être parce que le sujet de l’homophobie me semblait être survolé, alors même qu’il s’agit d’un réel sujet au sein du livre. Mais je ne sais pas, j’ai l’impression que l’autrice n’osait qu’à moitié sur ces passages-là, rendant le tout un peu expéditif. Cependant, ça ne m’enlève pas l’idée de continuer de découvrir les autres thématiques qu’elle a choisi de présenter au sein de ses autres parutions jeunesse. Mais pas pour ce mois-ci, j’ai encore d’autres romans LGBTQ+ qui m’attendent dans ma PAL et j’en trépigne d’impatience !


•Plaisir de lecture : 7/10•

2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. ourdarkmaterials dit :

    Le mois de juin étant bientôt fini, je me réveille maintenant et voudrais savoir quels sont les romans/essais de ta pal du juin des fiertés ?!?!

    Aimé par 1 personne

  2. Haha on est dans les temps jusqu’à ce soir minuit ! J’avais donc :
    – ce roman jeunesse
    – Edouard Louis (Histoire de la violence, mais je triche un peu, je l’ai lu pendant le mois de mai + En finir avec Eddy Bellegueule)

    Actuellement je lis une romance : My Dear F***ing Prince, de Casey McQuiston (je le traine là, un peu longuet je dois avouer)

    Dans ma PAL il y avait également Les Optimistes, que je ne lirai pas pour ce mois de juin, clairement haha.

    Et toi ? 🙂

    J’aime

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