Delia Owens – Là où chantent les écrevisses

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Je referme ce roman, et la première chose qui me vient à l’esprit est la même que celle que j’avais en l’ouvrant : ça chante une écrevisse ? Permettez-moi d’en douter. En tous cas, on ne vous donnera aucune explication scientifique sur l’emploi d’un tel verbe, et c’est bien dommage.

La quatrième de couverture

Pendant des années, les rumeurs les plus folles ont couru sur « la Fille des marais » de Barkley Cove, une petite ville de Caroline du Nord. Pourtant, Kya n’est pas cette fille sauvage et analphabète que tous imaginent et craignent.
A l’âge de dix ans, abandonnée par sa famille, elle doit apprendre à survivre seule dans le marais, devenu pour elle un refuge naturel et une protection. Sa rencontre avec Tate, un jeune homme doux et cultivé qui lui apprend à lire et à écrire, lui fait découvrir la science et la poésie, transforme la jeune fille à jamais. Mais Tate, appelé par ses études, l’abandonne à son tour. La solitude devient si pesante que Kya ne se méfie pas assez de celui qui va bientôt croiser son chemin et lui promettre une autre vie. Lorsque l’irréparable se produit, elle ne peut plus compter que sur elle-même…

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« Un marais n’est pas un marécage. Le marais, c’est un espace de lumière, où l’herbe pousse dans l’eau, et l’eau se déverse dans le ciel. »

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Mon avis

Je crois qu’on peut dire que tous les astres étaient alignés pour que je m’attaque à ce roman. Tout d’abord, faut savoir que ma mère me l’a passé il y a des mois et des mois, car elle l’avait adoré. Elle et un bon milliers d’autres lecteurs et lectrices de ce que j’ai pu apercevoir sur les réseaux malgré ma petite désertion d’instagram ces derniers temps. Ajoutons à ce contexte, un évènement extérieur qui a fait office de bascule : la lecture commune proposée par Alexiane en ce 1er octobre. Ca m’a carrément motivée à l’ouvrir, ce fameux bouquin. Sauf que, si j’avais en effet besoin de motivation pour me remettre à lire, la motivation aurait dû s’arrêter là. Si une fois que je me suis mise en mode lecture, il me faut encore me motiver pour lire un roman précis, c’est que ça pue. Vous me suivez toujours ?

J’en fais des caisses, ça n’était pas mauvais. Il n’y avait peut-être que le timing qui était mauvais au final. J’ai pas réussi à me sentir franchement immergée dans la vie de Kya. Déjà, je crois qu’on peut définitivement admettre que le genre nature writing, c’est pas ma came. Je m’ennuie, vraiment. Si c’est de beaux payasages dont j’ai envie, je me fous National Geographic à la TV et ça fait tout aussi bien le job. Mieux même, car une image vaut mille tentatives désespérée de mon cerveau pour se représenter ce qu’il lit.

Les descriptions du marais, des oiseaux et autres crustacés, ça n’a donc pas pris avec moi. Heureusement, il y avait quand même une véritable intrigue autour de Kya. Une fin que je n’ai pas su deviner, et qui m’a pas déplu. Je ne m’attendais à rien en particulier, et avec un peu de recul, je me rends compte que cette fin-là me plaît beaucoup. Elle renforce le trait de personnalité que j’ai le plus apprécié chez Kya : son indépendance. Elle parle de solitude, mais j’y vois quelque chose de plus féroce. Elle a su faire de chaque abandon une force, et ça, c’est assez badass.

Pour autant, je pense que je ne garderai pas cette histoire longtemps en mémoire. Pas certaine non plus de me laisser tenter par le film. Toutefois, je dois bien donner plusieurs mérites à ce bouquin : il m’a fait remettre le pied à l’étriller. La lecture commune, ça réactive la discussion, et donc les notifications instagram. Après avoir vu ce que les filles on dit, j’ai réappris à perdre mon temps sur l’application, et j’ai l’impression de retrouver le filon. C’est rassurant. Deuxième mérite : le présent article. Si j’écris, c’est que j’ai réellement terminé les toutes dernières lignes du roman. Contrairement à deux bouquins qui sont en stand-by ridicule, parce que je n’avais pas encore trouvé cette maudite motivation pour écrire une chronique.

Quelque part, ce livre pourra me marquer finalement. Pour des raisons éloignés de son contenu, mais c’est toujours mieux que rien. J’espère pouvoir vous dire à bientôt, mais je suis déjà plongée dans un nouveau casse-tête : et maintenant, la logique voudrait que je ponde la chronique sur mon Insta. Ou pas.

A très vite, je l’espère de tout coeur.

(je reviens mais pas à 100% : j’ai relevé aucune citation. Quand je vous dis que je n’étais qu’à moitié dans ma lecture !)


•Plaisir de lecture : 6,5/10•

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