Ken Follet – Le troisième jumeau

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« Une vague de chaleur pesait sur Baltimore comme un linceul. »

Il s’agit du second livre emprunté à la bibliothèque, pour mes vacances à Cuba, choisi totalement au hasard (comprenez : là où mon doigt s’est posé sur l’étagère). Le simple titre m’a plu. L’auteur a beaucoup écrit apparemment mais je vous l’ai déjà dit, je suis un peu inculte comme lectrice.

Le thème abordé est celui du clonage. C’est pas quelque chose qui me fascine le plus concernant la génétique, mais ça ne m’a pas déplu. Toutefois, je dirai qu’aujourd’hui c’est un thème un peu « dépassé », dans le sens où il n’est plus aussi appréhendé que lors de sa découverte.

L’écriture de l’auteur réussi à rendre tous les passages abordables, cependant j’ai été étonnée par l’utilisation faite du terme « violer ». J’ai toujours trouvé ce mot lourd, à ne pas manier n’importe comment lorsqu’il est employé pour évoquer le viol sur une personne. Pourtant on le retrouve ici à toutes les sauces ! Dans les dialogues, cela peut révéler un manque de réalisme de mon point de vue. Je me dis que si j’avais été moi-même la victime d’un acte si atroce, je ne pourrais pas lancer à ma copine le lendemain « Je dois aller témoigner contre celui qui m’a violée. » Non non non, décidément, l’écrire seulement me met des frissons. J’aurais davantage opté pour un « Je dois aller témoigner contre mon agresseur/ celui qui m’a fait ça ». Bien sûr, ça n’est là qu’un détail.

J’ai également été presque choquée de la façon dont certains stéréotypes sont abordés. J’ai déjà rendu le bouquin, mais je me souviens très bien d’un moment où il est dit que les criminels (pas seulement de viol) sont quasiment toujours des hommes. Il y a un énorme soucis autour de la vision qui est faite de la criminalité, comme quoi on naît en partie criminel. Je ne suis absolument pas partisane de ce genre de pensées, je trouve que c’est avoir l’esprit totalement fermé et faire des discriminations là où notre monde en connait déjà bien trop. Je ne suis pas là pour faire débat, mais cet esprit là du livre m’a par conséquent freinée dans mon enthousiasme.

Concernant les personnages, l’héroïne est Jeannie, la scientifique qui s’intéresse aux jumeaux et à la criminalité. IN-SUP-POR-TA-BLE. Et je pèse mes syllabes. Pour résumer, elle est très égoïste. Je ne suis pas certaine que c’était là l’idée recherchée par l’auteur, mais c’est un fait: elle est égoïste. Elle n’hésite jamais à demander à ses amis de se sacrifier pour ses recherches, et si ces derniers se montrent réticents, elle leur fait ouvertement du chantage affectif ! Elle ne m’a pas plue. Elle ne mérite même pas que Steve s’entiche d’elle, parce que lui en revanche, il est beaucoup trop généreux et il lui laisse tout passer. Alors que si il y a quelqu’un qui doit être affecté dans l’histoire par les nombreux événements, c’est bien lui.

« _ Repose-toi bien, mon chou, lui dit sa mère comme ils partaient. Tu le mérites. »


• Ma note : 12/20 •

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