Anaïs Llobet – Des Hommes couleur de ciel

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Celui-ci, ça fait depuis au moins sa sortie que je le vois et que je le veux. Les thèmes abordés m’attiraient énormément, j’étais intriguée de découvrir comment l’autrice allait amener tout ça. Je me suis lancée quand j’ai vu une sacrée promo ebook avant Noël. Je suis donc celle qui lit Des Homems couleur de ciel à l’heure où le reste de la planète bookstagram découvre le dernier roman de Anaïs Llobet.

La quatrième de couverture

Dans le pays où est né Oumar, il n’existe pas de mot pour dire ce qu’il est, seulement des périphrases : stigal basakh vol stag, un « homme couleur de ciel ».
Réfugié à La Haye, le jeune Tchétchène se fait appeler Adam, passe son baccalauréat, boit des vodka-orange et ose embrasser des garçons dans l’obscurité des clubs. Mais il ne vit sa liberté que prudemment et dissimule sa nouvelle vie à son jeune frère Kirem, à la colère muette.
Par une journée de juin, Oumar est soudain mêlé à l’impensable, au pire, qui advient dans son ancien lycée. La police est formelle : le terrible attentat a été commis par un lycéen tchétchène.
Des hommes couleur de ciel est l’histoire de deux frères en exil qui ont voulu reconstruire leur vie en Europe. C’est l’histoire de leurs failles et de leurs cicatrices. Une histoire d’intégration et de désintégration.

« Il n’est plus là, alors Adam peut bien en parler. Dans la cellule, l’ampoule grésille, menace de claquer. La réalité aussi clognote, bourdonne ; dans quelques minutes, ses tympans vont éclater, ses pensées s’arrêter. »

Mon avis

Si vous saviez comme je m’en veux. Je savais que ce livre me plairait, me prendrait aux tripes, il ne POUVAIT PAS en être autrement. Sauf à le lire au mauvais moments, ou dans de mauvaises conditions. Car j’en suis persuadée : ici, le problème, ça a été moi, pas le roman. Vous vous souvenez de mon dernier article de blog, mon avis sur le Collectif Sororité ? Celui où j’explique précisément que je suis dans une période où j’ai besoin de lire tout sauf un roman ?  Et bien c’est une réflexion que j’ai eu un peu tard, puisque j’avais déjà commencé en toute fin de 2021, ce roman.

En le lisant n’importe où, n’importe quand, n’importe comment, j’ai gâché mon plaisir de lecture. En le terminant, j’ai senti que j’aurai pu m’attacher à Oumar. Que j’aurai pu être saisie par ces passages durs et sous forme de vers, prononcés par Kemir. Que j’aurai pu ressentir la détresse et le déchirement de Alicia, leur professeur à l’histoire commune. J’aurai, mais je n’ai pas.

Je me dis souvent que j’aimerai opéré un reset sur certaines de mes lectures, juste pour le plaisir de les découvrir une seconde fois. Aujourd’hui, j’aimerai la même chose. Et à le refaire, je lirai sur un roman papier. J’ai beau lire sans souci sur liseuse, j’ai lu cet ebook sur mon téléphone, et ça n’a vraiment pas la même saveur. Un roman fort comme celui-ci méritait d’être lu en tournant des pages, avec le poids de chacune d’elle. Swiper vers la gauche, c’est un geste beaucoup trop anodin et désinvolte. J’en suis à deux doigts de m’excuser auprès d’un bouquin, cette chronique est vraiment étrange. Néanmoins, on ne peut plus sincère !

Ainsi, oserai-je vous proclamer : lisez-le. Ma lecture était loin d’être folichonne, mais promis, c’est pas lui, c’est moi.


• Plaisir de lecture : JOKER • 

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