Bilan de lecture 2017

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J’ai tout récemment publié mon bilan d’acquisitions livresques pour l’année 2017 sur mon compte Instagram @AdvienneQueLira. Mais le véritable bilan qui intéresse tout le monde, c’est le bilan de lecture. Non pas MON bilan de lecture, je ne suis pas si péteuse, mais en tous cas, les bilans de lecture en général.

Pour les catégories traitées, je pense pas chercher midi à quatorze heure : je vais faire comme on voit déjà partout, c’est très bien ainsi. A savoir : les top de l’année, les flop, et au milieu de tout ce beau monde, les découvertes surprises ! En y réfléchissant deux secondes, il suffit simplement de sélectionner les étiquettes dans l’onglet de droite de mon blog, pour savoir quel livre appartient à quelle catégorie… Mais vous savez quoi ? Ca reste encore mon blog et j’y fais bien ce que je veux, quitte à radoter mouhaha !

 

Le Top de 2017

L’ordre ne marque pas ma préférence. Je suis incapa1ble de hiérarchiser des lectures que j’ai tant appréciées. Ce sera donc un ordre alphabétique par le nom de l’auteur.

Karine Giébel – Meurtres pour rédemption

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Je pense qu’on ne présente plus ce polar grandiose… seulement dans le doute, laissez moi quand même vous en toucher deux mots, ne serait-ce que pour vous rafraîchir la mémoire ? Donc : ce roman est une tuerie il faut le lire. Voilà c’est tout. Cordialement.

Non je plaisante (qu’à moitié). On suit ici Marianne, une jeune femme incarcérée pour plusieurs homicides plus ou moins volontaires. On la suit tout d’abord dans l’univers carcéral, avec sa violence, mais aussi ses moments d’humanité. Je sais que beaucoup de lecteurs ont pu trouver cette majeure partie de l’histoire plus longue, du fait que la véritable intrigue n’est encore qu’en attente. Eh bien moi, ce fût ma partie préférée, sans nulle doute. Bon faut savoir aussi que je suis pas totalement objective en ce que je voue une véritable obsession au monde pénitentiaire.. (je me soigne, no stress).

C’est rude comme lecture, on se marre pas à toutes les pages (mais c’est pas totalement dénué d’humour non plus, juste ce qu’il faut pour rendre les personnages bien réels). Pour encore plus de violence et de noirceur, parait-il qu’il faut lire de la même auteure Le purgatoire des innocents. Challenge accepted ! Mettons ça pour le compte de 2018.

 

 

Daniel Keyes – Les mille et une guerres de Billy Milligan

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Je ne me suis, à ce jour, jamais autant passionnée pour une histoire que celle de William Stanley Milligan. Savoir que j’ai dans les mains, l’histoire vraie de cet homme, ça pèse dans la balance. C’est peut-être pour cette raison que cette duologie représente mes livres préférés. Ceux que je continuerai de conseiller autour de moi jusqu’à ce que j’atteigne un âge si avancé que j’en devienne incapable de me souvenir du titre. J’avais découvert Daniel Keyes dans le fameux roman de « science-fiction » Des fleurs pour Algernon, mais c’est véritablement avec Les mille et une vies de Billy Milligan que j’ai adulé cet auteur.

Billy est un homme aux 24 personnalités. Toutes plus différentes et attachantes les unes que les autres. Accusé de viol, on découvre peu à peu ce syndrome si particulier dont il est touché. Et dans ce second opus, tout se concentre sur les injustices dont il est victime, devenu un personnage clé de lutte dans les campagnes électorales. Traîné de prisons en hôpitaux psychiatriques, on le suit dans son combat pour faire valoir la reconnaissance desses droits. C’est poignant, ça m’a fait haïr le système judiciaire américain (et l’Amérique tout court, où ce présent roman est encore censuré… ouais, craignos).

 

 

Inge Schilperoord – La tanche

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C’est franchement rare que j’achète un roman dès l’année de sa sortie (dit-elle alors que c’est encore le cas de sa lecture en cours, hum hum). Mais celui-ci, il me le fallait. Avec un thème si peu abordé, c’était inévitable !

Je vous présente donc Jonathan, sorti de prison quelque temps après son incarcération pour pédophilie, faute de preuve suffisante. Et il revient chez sa mère, et a pour nouvelle voisine une fillette de 7 ans. Tu sens la grosse ambiance ? Je parie que le type vous inspire pas des masses, pas vrai ? Eh bien moi, il m’a touchée ce gars-là. En à peine quelques lignes, je vous accorde que ça paraisse assez difficile à croire. Donc lisez ce bouquin. Bien sûr que ce sera malaisant, mais personnellement, j’ai eu énormément de peine pour cet homme qui ne demandait rien de plus qu’à être meilleur que ce qu’il est.

 

 

Martin Winckler – Le choeur des femmes

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Vous vous souvenez que plus haut, je vous ai dit que ce Top n’était pas présenté dans un ordre de préférence ? Bien, donc vous pouvez oublié ceci à partir de maintenant. Haha, en fait, le présent roman a été passionnant, et je pense que tout un chacun, femme, homme, personne ne se définissant ni comme l’un ni comme l’autre, ou encore comme les deux, doit lire ce livre. Il y est question de la médecine des femmes, la gynécologie mais également la relation d’un soignant avec son patient. Ce n’est pas mon genre de sujet habituel, et donc pas ce qui me passionne outre mesure, mais je ne regrette absolument pas de l’avoir lu. L’auteur, qui est également médecin, a écrit de nombreux ouvrages (j’ai d’ailleurs également lu En souvenir d’André par la suite, et là, le charme n’a franchement pas opéré. Comme quoi, Le choeur des femmes sortait bien du lot pour moi, et mérite ainsi sa place dans mes Top 2017).


 

Le Flop de 2017

Autant ça peut me faire mal au coeur de tenter une hiérarchie dans mes top, autant j’ai aucun scrupule à vous avouer que j’ai détesté certains bouquins plus que d’autres ! On va faire du moins pire au plus catastrophique pour moi. Mais comme les goûts et couleurs ne se discutent heureusement pas, ô grand jamais je ne vous déconseillerai de manière générale une quelconque lecture.

John Grisham – La confession

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Internet m’a vendu pas mal de rêve avec cet auteur, réputé comme le maître du thriller judiciaire. Personnellement j’ai pas eu l’impression de lire un thriller déjà. Et puis il m’a manqué ce gros sentiment d’injustice, celui qui fait monter mon pouls en deux temps trois mouvements et qui me rend passionnée. Là, j’ai en souvenir un truc plutôt.. mou ? Et long. Oh oui, long, j’ai mis un mois un truc comme ça à le lire ! Seules les quelques dernières pages, dans lesquelles l’auteur semble critiquer avec pudeur la peine capitale, m’ont vraiment marquée. Pour l’histoire, il est seulement question d’un jeune noir, accusé du meurtre d’une jeune fille donc le corps n’a jamais été retrouvé (rien qu’ici, on adore la condamnation à une telle peine sans le minimum de preuve pour un meurtre, à savoir un corps). Peu de temps avant son exécution, un vieux type se réveille et prend contacte avec un pasteur en lui manifestant sa volonté de se rendre. Et donc, le récit s’ensuit sur la réussite ou non de la disculpation du jeune noir, par ce vieux monsieur. Mais rien de palpitant, vraiment.

 

 

Martin Winckler – En souvenir d’André

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La question de l’euthanasie et celle du suicide assisté sont quelque peu taboues en France. Aussi délicates qu’intéressantes. Je pensais que ces simples détails suffiraient à me faire apprécier ma lecture (j’avais bien adoré un roman du même auteur sur la gynécologie qui n’a rien d’un sujet qui me passionne après tout, alors je me suis dit pourquoi pas ?) Je vais vous dire pourquoi PAS justement. C’est hyper décousu. Certes on suit ce même médecin (dont j’ai totalement oublié le nom, sorry), mais on survole les vies de ceux qui souhaitent y mettre fin. Même la vie d’André, celui qui a amorcé ce nouveau rôle du médecin, n’est qu’effleurée.

 

 

 

Ray Bradbury – Fahrenheit 451

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Alors là, je m’attaque à un petit monument de la SF tout de même donc je vais essayer d’y aller avec des pincettes… Non je plaisante, j’ai pas du tout accroché car j’ai trouvé ça creux. En espérant que j’ai fichu aucun arrêt cardiaque à qui que ce soit. Après, faut remettre ma lecture dans un certain contexte : j’ai voulu lire Fahrenheit  451 parce que j’avais plutôt pas mal aimé 1984, et du coup j’ai eu du mal à refréner mes envies de comparaison de ces deux bouquins… George Orwell en sort grand vainqueur comme vous l’aurez deviné. Et puis faut aussi savoir qu’à la base, la Science-fiction c’est pas trop mon dada quand il s’agit de faire un monde parallèle au nôtre.

 

 

Jim Thompson – Liberté sous condition

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Je risque de faire les mêmes remarques que pour le Grisham. Mais celui-ci est moins bien classé dans la mesure où je pense être totalement passée à côté de ce roman. Tellement, que je me souviens même plus ce dont il était question… Un type qui sort de prison, ça oui. En revanche, pour la suite..? Bref, comme quoi le thème de la prison ne suffit pas toujours, un thème n’est jamais exploité de la même manière après tout (fort heureusement !). Pour ce qui est de l’auteur, je retenterai le coup, mais avec un de ses ouvrages plus noir et dur si possible. Peut-être. Si il y est à la médiathèque et que je me souviens qu’il me faut le lire également ! (Bref, c’est pas gagné quoi)

 

 

Pierre Coran – Mémoire blanche

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Là je ne me rappelle vraiment pas le moins du monde de ce qu’il en est. Je me souviens seulement avoir été contente que le livre ne faisait qu’une centaine de pages, parce que davantage, ça m’aurait achevée. Du coup, si vraiment vous souhaitez en savoir plus, cliquez directement sur le lien du titre qui donne accès à ma chronique de l’époque. J’ai la flemme de la relire moi-même tant ce livre ne m’inspire pas !

 

 

 

Curieusement les notes que j’ai pu attribuer sur le moment à chacun de ces bouquins ne reflètent qu’assez peu le souvenir que j’en ai là maintenant. Je pense que sur le moment, ça me faisait mal au coeur de mettre une note pas fameuse, donc j’essayais de remonter un max. Partons du principe que ce bilan est plus fidèle à ma réalité.


Les bonnes surprises de 2017

Il s’agit ici de lectures qui m’étaient totalement inconnues, que je n’ai pas spécialement voulu lire pour ce qu’elles m’inspiraient, puisqu’il s’agit en règle général de bouquins découverts au hasard à la médiathèque. Ah et on repart sur un ordre non hiérarchisé en terme de préférence ! Je suis tellement difficile à suivre, je sais, mais on a qu’à dire que c’est ce qui fait le charme de mes articles !

Toni Jordan – Tu pourrais rater intégralement ta vie

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Quelle bouffée d’air frais ce roman ! Je crois qu’il est sensé entré dans la catégorie des ChickLit. Je suis une adepte du genre, mais ce bouquin ne correspond pas franchement à l’idée dont je m’en suis jusque là faite. Bref, peu importe son genre, j’ai totalement approuvé cette lecture. C’est un petit bout de la vie de Grace, une trentenaire (il me semble; si elle est plus jeune je m’en excuse, loin de moi l’idée de la froisser) qui a quelques TOC assez costauds. Elle est complètement atypique, consciente de l’être et par-dessus tout, fière de l’être. Moi elle m’a bien faite marrer ! Puis elle rencontre un homme. Un homme qui ne part pas en courant face à sa curiosité dont elle ne cherche pas à se cacher. C’est joliment écrit, c’est joliment touchant.

 

 

Richard Morgiève – Les hommes

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Ma seconde réception de Babelio fut une plus grande réussite comme vous pouvez le voir ! Tout d’abord, je suis fan de la couverture. C’est jamais trop une chose à laquelle j’accorde de l’importance, mais celle-ci m’a particulièrement plu (comme de nombreuses autres couvertures de cette maison d’édition).

Pour ce qui est du contenu du livre en lui-même, c’est une belle histoire du temps qui passe. Des hommes, leur bonté dans les mauvaises choses qu’il font. C’est Mietek le pilier central. J’ai adoré cet homme énigmatique qui refuse de s’adonner à des remous, mais qui ne reste pas passif pour autant quand les situations l’exigent. Je pense me tourner sur d’autre oeuvres de l’auteur, mais je n’avais rien trouvé sur lui la dernière fois que je me suis rendue à la médiathèque… à retenter donc.

 

 

Véronique Olmi – J’aimais mieux quand c’était toi

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Avant même d’avoir eu vent du succès de Bakhita, j’ai découvert la plume poétique de Véronique Olmi. Je pense que sur ce seul point, je pourrai vous la conseiller. Ici, elle ne traite jamais plus que d’un chagrin d’amour vécu par une comédienne de théâtre. Tout ce qui est traité est si prosaïque, que ça en donne toute la force de son écriture, par contraste, tout simplement. Un court roman, mais un beau roman.

 

 

 

 

 

Et voilà pour cette année 2017 ! L’année où mon blog m’a enfin permis d’échanger avec certains d’entre vous. Notamment grâce au tremplin qu’a été Instagram, débuté le 1er janvier. Je vous souhaite à tous de passer un excellent passage à la nouvelle année. Moi je continue avec grand plaisir cette petite aventure qui m’apporte mine de rien beaucoup, et quelque chose me dit que vous n’y êtes pas pour rien. Alors, merci 

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